Site relatif au devoir de mémoire. Concerne la FNC, la FNAPG et la CNPPA pour AWANS, BIERSET. Concerne les combattants, les résistants, les prisonniers, la guerre, l'armistice, la libération. Reportages sur les commémorations, les Monuments aux Morts, la Fête Nationale. Discours 11 novembre, 21 juillet et autres.
Bien comprendre la signification et l'appel du huit mai !
Publié le
8 Mai 2026, 21:20pm
Le 8 mai n’est pas un simple anniversaire.
C’est un rappel permanent à un multiple combat.
Le 8 mai, c’est le jour où, en 1945, l’Allemagne nazie a capitulé et où l’Europe, en sang et en ruines, a découvert que la paix retrouvée allait exiger du travail, une reconstruction, l’obligation de réussir.
Le 8 mai, c’est le témoignage, le souvenir, des ruines dans tous les pays d’Europe, des camps, des villes saccagées, des millions de victimes du racisme, des familles éclatées, des millions de morts, des millions de personnes dispersées à travers l'Europe.
Le 8 mai, c’est aussi l’obligation de connaître l’histoire, de connaître les responsabilités de cette catastrophe, ses prémices. Les sociétés doivent se tenir debout, vigilantes, capables de prévenir ce qui détruit.
Le 8 mai, c’est comprendre que la paix n’est jamais acquise, l’histoire nous l’a montré. La paix n’est pas un état, c’est un processus qui implique le combat pour la réduction des inégalités, la justice, des institutions solides, la dignité humaine...On peut citer GANDHI : « Il n’y a pas de chemin vers la Paix, la Paix est le chemin ». Citation reprise sur plusieurs monuments de la paix.
Il ne s’agit hélas plus de lutter contre la montée de l’extrême droite, mais de lutter contre sa présence dans nos démocraties, que ce soit dans les gouvernements et parlements, ou par la banalisation de ses idées racistes, xénophobes et réactionnaires. Banalisation dans les idées, dans la société.
Banaliser une idée, c’est la rendre courante, lui enlever toute originalité, la rendre vulgaire, populaire.Dans la littérature d'affaires, la banalisation est le processus par lequel un bien qui a une valeur économique et se distingue des autres par sa qualité finit par devenir un simple objet commun, standardisé, sans spécificités aux yeux des consommateurs.
C’est la « fenêtre d'Overton », théorisée dans les années 90, qui définit l'éventail d'idées et de politiques jugées présentables par l'opinion publique à un moment donné. Même en cas de désaccord, cela ne choque plus...
la fenêtre d'Overton: comment faire accepter l'inacceptable.
Deux moyens d’action :
Refuser la banalisation de l’extrême droite ou du discours raciste : réagir, s’exprimer publiquement, défendre ses opinions et affirmer ses valeurs, ne pas leur abandonner le terrain de l’expression.
Enseigner l’histoire, éduquer à la tolérance, sensibiliser à la citoyenneté. Dans la famille, à l’école, dans la société.
Quatre caractéristiques de l’extrême droite peuvent être mises en avant.
Première caractéristique :
Le racisme, le nationalisme et la xénophobie. Cela se traduit par l’exclusion, la minorisation des « non-natifs », des migrants, et des minorités ( religieuses ou sexuelles ). Les « non-natifs » étant tous les éléments importés : des centaines de milliers de belges sont "non-natifs"....comme la Famille Royale qui serait « non-native ».
Deuxième caractéristique :
Des idées et des pratiques conservatrices, autoritaires et hiérarchiques, avec surtout deux aspects: la place de la religion dans la société ( comme en Pologne, ou en Hongrie du temps d’Orban ), et les rôles traditionnels des femmes et des hommes.
La femme est celle qui garde la maison. Cela s’exprime, notamment dans les pays d’Europe de l’Est. Cela se concrétise dans les mesures sociales, comme les allocations familiales en Pologne, en Hongrie. Le refus de l’IVG.
Troisième caractéristique :
L’antiparlementarisme et le populisme. L’extrême droite attaque les institutions démocratiques, le Parlement, l’indépendance judiciaire, les juges. Soit tous ceux dont le rôle est de protéger les droits fondamentaux, la Constitution, mais aussi les droits des minorités. On attaque ceux présentés comme des élites politiques ou culturelles.
Quatrième caractéristique :
L’extrême droite a une nature de caméléon et est opportuniste. Elle sait très bien s’adapter aux situations locales. C’est pourquoi les trois premières caractéristiques se manifestent de manière différente selon le pays, avec des accents plus ou moins forts sur l’une ou l’autre.
Par exemple, en Belgique, les partis d’extrême droite n’aborderont jamais publiquement le thème des rôles féminins et masculins, car ils savent que cela ne leur serait pas favorable, ne serait pas audible.
Mais ce qui sera audible, c’est l’attaque contre les droits sociaux, surfant sur l’individualisme. Ils devront d’abord, par un campagne lente mais insidieuse, faire pénétrer l’individualisme dans les esprits. ( Tout le monde connaît un chômeur qui a une belle voiture, un marocain qui possède une maison au Maroc, des habitants d’une maison sociale souvent en vacances…)