LIEGE :
UN PAVÉ DE MÉMOIRE EST DISPARU !
Naguère, un pavé de mémoire avait été installé Rue MATROGNARD,
en regard du n° 7,
derrière l'ancienne Grand Poste.
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Il était dédié à Caroline GOLDSTEIN,
vieille dame arrêtée par l'occupant le 5 juillet 1944,
internée à MALINES
déportée à AUSCHWITZ le 31 juillet 1944
où elle a été assassinée.
Selon les renseignements, il aurait été installé en 2011
à l'initiative de
l'Association pour la Mémoire de la Shoah ASBL
Avenue Ducpétiaux, 68 - 1060 Bruxelles.
Les "pavés de mémoire" sont des carrés de laiton de 10 cm portant l'inscription du nom et de la destinée d'une victime de la Shoah.
Ils sont insérés dans les trottoirs, devant la maison où celle-ci a vécu et d'où elle est partie vers les camps de concentration.
Ces "pavés de mémoire" ("Stolpersteine" en allemand, littéralement "pierres d'achoppement" en français) sont une création de l'artiste allemand.
Il semble que ce pavé soit disparu lors de travaux de rénovation de la chaussée.
Grâce à Thierry ROSENBLUM, l’auteur d’« Une Cité si ardente », nous en connaissons un peu plus.
« Caroline, Jacques et Emma (GOLDSTEIN) sont trois des enfants de Philippe Goldstein et Julie Stern. Leurs parents sont tous deux nés aux Pays-Bas, lui à Maastricht, le 11 décembre 1837 et elle à Eysden, le 11 février 1845. Ils étaient vraisemblablement de nationalité néerlandaise avant de devenir Belges. Leur père, Philippe Goldstein, d’abord chantre à Eindhoven, est nommé ministre officiant à Gand en 1872. Il quitte cette ville pour s’installer à Liège où, de 1875 à 1900, il remplit la fonction de premier ministre officiant du culte israélite.Les trois aînés de leurs enfants sont nés aux Pays-Bas : Caroline à Waerden, le 22 novembre 1867, puis à Eindhoven, Jacques, le 21 octobre 1870 et Ernestine, le 20 août 1872 ; les cadettes naissent à Liège, Emma, le 20 août 1876 et Sophie, le 21 août 1877. Les coordonnées d’Édouard sont inconnues à ce jour ».Divorcée d’un certain Henri Bodet en 1920 après 17 ans de mariage, Caroline Goldstein s’installe début octobre 1940 au numéro 7 de la rue Matrognard, son dernier domicile connu. Elle est femme au foyer, tandis que son frère, Jacques, est pensionné du « Chemin de Fer de l’État » et ses deux sœurs, Emma et Sophie, à sa charge. Cette dernière décède le 12 mars 1941, et au printemps suivant, Caroline, Jacques et Emma, pourtant âgés respectivement de 73, 70 et 63 ans, sont repris sur la liste des Juifs soumis au travail obligatoire.« Le 5 juillet 1944, poursuit Thierry ROZENBLUM, dans le cadre d’une action menée par l’occupant et visant à arrêter tous les Juifs belges de la région liégeoise, ils sont arrêtés et internés à la Citadelle de Liège, caserne militaire reconvertie en prison de haute sécurité par l’occupant allemand ».« Transférés au Sammellager Mecheln, le camp de rassemblement de Malines, à la caserne Dossin, ils y sont incarcérés. Ils sont déportés par le XXVIe convoi du 31 juillet 1944. Caroline Goldstein porte le numéro 633, Jacques Goldstein, le numéro 634 et Emma Goldstein, le numéro 635 sur la liste du convoi. Aucun d’entre eux n’est revenu de déportation ». |
Rue Edouard REMOUCHAMPS, 27a.
Là, nous trouvons deux autres pavés de mémoire dédiés à son frère et sa soeur.
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