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awans-memoire-et-vigilance.over-blog.com

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Site relatif au devoir de mémoire. Concerne la FNC, la FNAPG et la CNPPA pour AWANS, BIERSET. Concerne les combattants, les résistants, les prisonniers, la guerre, l'armistice, la libération. Reportages sur les commémorations, les Monuments aux Morts, la Fête Nationale. Discours 11 novembre, 21 juillet et autres.


AWANS: discours du 11 novembre de 2013 et 2014

Publié le 2 Octobre 2018, 17:36pm

Discours prononcés à AWANS lors de la Commémoration de l'Armistice en 2013 et 2014

Ci-dessous le discours prononcé par le secrétaire de la FNC AWANS-BIERSET ( Pierre BEAUJEAN en 2013

 

Commémoration de l'Armistice :

Discours prononcé par Pierre BEAUJEAN,

Certaines dates ont une importance capitale et sont le ciment de la nation. Ainsi en est-il du 11 novembre 1918.

Tous les témoins directs étant disparus, le devoir de mémoire consiste à rappeler au plus grand nombre et surtout aux jeunes générations ce que furent ces quatre années de combats. On doit se souvenir et honorer la mémoire des anciens et aussi manifester une volonté de paix.

Lors du déclenchement de la guerre, dans chaque camp, tous étaient convaincus que l’écrasement de l’adversaire n’était qu’une question de semaines et que, bientôt, triompherait le bon droit que chacun voyait de son côté. C’est presque la fleur au fusil, qu’en cet été 1914, sous les vivats de la foule, les hommes partirent à la guerre. Mais le conflit devint mondial, la guerre s’enlisa 52 mois et mobilisa 66 millions de soldats issus de toutes les parties du monde. Pour la première fois de leur histoire, les Etats-Unis intervinrent en dehors de leur continent.

 

Chacun connaît la réalité. Ou croit la connaître. Seuls ceux qui l'ont vécue en ont vraiment connu l'atrocité. Aucun mot n'est assez fort pour décrire la monstruosité du champ de bataille, l’interminable attente dans les tranchées, avec la peur au ventre avant de se lancer à l’assaut des lignes ennemies. Laissons la parole au poète français Louis KREMER qui, à l'été 1915, trois ans avant d'être tué, décrivait, dans une lettre l’horreur qui l’entourait :

« Les cadavres raidis, les cadavres aux mains crispées, aux yeux vitreux, couverts de linges sanglants, d’insectes voraces, assiégés par un remous de vers et de mouches. L’épouvante des hommes frissonnants, sursautant aux vacarmes et aux chocs, terrés au plus profond de leurs abris ou s’efforçant au courage sous la grêle des obus ». Il rendait à cette guerre ce qu'elle fut : une plaie béante dans l'âme occidentale, aussi incompréhensible que le mal dans sa forme absolue.

 

Le 11 novembre 1918 à 11H00, les clairons sonnaient le « cessez le feu ». Mais les leçons de l’histoire ne sont jamais comprises. La mémoire reste fragile. Les promesses faites en fin de conflit sont rarement tenues. Le « plus jamais ça » des combattants de 14-18 n’aura pas duré longtemps. En 1933 s'amoncelaient les premiers nuages, l'espoir de paix s'effondrait avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Et en 1940, tout recommençait.

 

Ayons bien à l’esprit, que les conflits, aujourd’hui, comme hier, ont toujours pour origine ou pour but la domination de l’autre pour s’accaparer ses richesses. La soif de pouvoir aveugle trop souvent les hommes au point de voir les mêmes erreurs se répéter. On oublie trop facilement le peuple qui subit et souffre et qui ne demande pourtant qu’à vivre en paix et en harmonie avec ses voisins.

 

Les combattants de 14/18, ceux de 40/45 n’ont pas laissé faire. C’est ce courage qu’il faut saluer et mettre en avant au moment ou notre société se délite, où le repli sur soi et le communautarisme semblent tout gangrener.La cohésion nationale est essentielle. Malgré les difficultés, le maintien de la solidarité nationale doit être prioritaire. Cela implique l’effort de chacun. Ennemies de la paix sont ces tensions que fait surgir la crise quand le lien fraternel se dissout sous le poids des difficultés économiques. Ennemis de la paix sont la méfiance et le ressentiment qui peuvent alors surgir entre les peuples.

 

La guerre de 14/18 nous a appris beaucoup de choses qui auraient dû rester gravées dans la mémoire collective. Les enjeux, aujourd’hui, sont énormes. Il est question de la survie de l’humanité, de la survie de nos enfants et de petits enfants. C’est à cette question qu'il faut répondre en prenant appui sur l’histoire. C’est le meilleur hommage que l'on pourrait rendre aux combattants de 14/18. Il ne faudrait pas que l’on oublie pas le milliard - dont 820 millions dans les pays en voie de développement - de personnes qui sont sous-alimentées et qui disposent de moins de 190 calories par jour. Les richesses énergétiques et alimentaires de notre planète sont limitées, tout le monde le sait. Là, aussi le partage ou le libre accès plutôt que la domination devrait être la voie de la sagesse.

 

 

 

Discours prononcé par le président de l'Oeuvre des Postiers liégeois, Pierre BEAUJEAN en 2014 

 

Célébration de l'Armistice:

Discours prononcé le 16 novembre.

 

Le 11 novembre 1918, à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez-le-feu. La guerre prenait fin, une guerre qui, aussitôt , fut dénommée « La Grande Guerre »« La Grande Guerre ? », dénomination bien malvenue car une guerre n'est jamais grande ! D'ailleurs, elle deviendra plus tard, plus simplement, plus tragiquement, « la Première guerre ».

 

Malgré le temps passé et les nombreux traumatismes qui ont marqué, depuis, l'ensemble du 20° siècle, la Guerre de 14-18 occupe toujours une place bien particulière dans la mémoire collective. Ces cinquante-deux mois ont causé plus de bouleversements dans notre quotidien que jamais dans le passé une aussi courte période. Bouleversements marqués par la mort de millions d'hommes sur les champs de bataille. Un tournant aussi dans nombre de domaines: les institutions nationales, les relations étrangères, l'économie, la vie politique et sociale, les arts même.

 

Tout cela s'était terminé par l'Armistice. On s'est mis à célébrer l'Armistice avec recueillement et avec faste, avec joie souvent. « Armistice » était devenu un mot magique. « Armistice » était quasiment devenu le synonyme de «  Paix retrouvée », de « paix définitive ». D'ailleurs, dans le langage populaire, au terme grandiloquent de « Grande Guerre » avait été substitué celui de « Der des Der ».

 

« Armistice », était pourtant un terme ambigu. Personne ne s'était apparemment penché sur sa signification exacte. En tout cas, on s'était bien gardé d'en expliquer la véritable signification au peuple. Celle-ci aurait dû alerter la population. Au dictionnaire, on trouve comme définition: « Convention par laquelle des belligérants suspendent les hostilités sans mettre fin à l'état de guerre ».

 

Qui aurait pourtant pu croire, lors des premières commémorations, dans les années 20, que, cent ans plus tard, dans chaque localité on continuerait à les célébrer. Cette année, a été commémoré le centenaire de la déclaration de cette guerre. Ce centenaire nous invite à mettre de l'ordre dans nos pensées.

 

En quoiune commémoration est-elle utile? Elle sert à remettre notre histoire dans nos mémoires. Elle sert à faire mieux comprendre ce qui nous devrait nous unir dans la nation, surtout une nation comme la nôtre. Elle sert aussi à régénérer le patriotisme, le patriotisme qui unit, qui rassemble, qui n'écarte personne, qui fait fi des croyances, des origines, des parcours particuliers, des opinions politiques. Commémorer ce n'est pas seulement invoquer le passé, c'est porter un message de confiance dans l'avenir de notre pays.

 

2014 a été le théâtre de nombreuses manifestations commémoratives officielles. A tous les niveaux. Du niveau local au niveau plus élevé avec quelques points d'orgue au niveau international comme, par exemple, les cérémonies du 4 août chez nous, suivies de cérémonies de même niveau à Louvain, à Mons, à Ypres...

 

Quelle en fut la motivation ? Ce ne fut pas toujours clair. Certains y virent des opportunités politiques ou, même, commerciales. Les manifestations furent abondantes et toujours médiatisées. Même les plus locales bénéficièrent d'une médiatisation à leur niveau. On doit s'en réjouir. Loin de moi l'idée de le réprouver. Même l'aspect commercial ne doit pas nécessairement nous choquer: ainsi, le tourisme de mémoire doit être poursuivi, il ne doit pas s'arrêter fin 2014. Seule la récupération politique ne doit pas être admise. Au départ, les milieux séparatistes y avaient pensé.

 

 

Mais cette médiatisation ne risque-t-elle pas d'entraîner la lassitude, voire le rejet ? C'est pourquoi la communication, l'échange avec les enfants, avec le concours des enseignants est primordiale. Ce n'est pas toujours aisé, il faut demander aux enfants de faire un bond en arrière de quatre générations Je pense que nous avons aussi un rôle à jouer dans les familles.

Le Président de l'Oeuvre des Postiers Liégeois,

Pierre BEAUJEAN

 

 

Discours prononcé en 2013 à l'occasion de la commémoration de l'Armistice à AWANS.

Voici, ci-après, le texte lu, le 11 novembre 2013, au Monument aux Morts de BIERSET ainsi qu'à l'église d'AWANS au nom de la FNC " A2WANS-BIERSET et ENVIRONS":

 

 

 

 

Texte lu à BIERSET

et à l'église à AWANS.

 

 

La commémoration de l'Armistice reste toujours aussi vivace à tel point qu'elle sublime, qu'elle englobe même, les autres commémorations.

 

Cela n'a rien d'étonnant: cette guerre a marqué fortement les esprits et l'histoire. La plupart des problèmes politiques qui, en Belgique et en Europe, se sont produits depuis 1918 trouvent souvent leur origine dans la façon dont la guerre a été vécue et dont on a réglé les problèmes à l'issue de celle-ci.

 

La manière dont on a interprété la guerre et dont on a célébré la victoire a amené des positions parfois contradictoires. Les mêmes interrogations sont toujours là et l'exercice toujours aussi délicat. Au risque parfois de blesser certains.

 

Comment mettre en valeur le patriotisme tout en résistant aux appels du nationalisme ? Comment rendre hommage aux actions héroïques tout en se gardant d'exalter le sentiment guerrier ? Comment souligner les souffrances des combattants et de la population sans cultiver l'esprit de revanche, de rancune ? Comment exhorter à ne pas oublier tout en demandant de ne pas haïr ? Comment professer, propager le pacifisme tout en mettant en valeur les actions accomplies durant la guerre ?

 

Adopter l'une ou l'autre attitude interpelle et fait courir le risque d'être mal interprété.

 

C'est ce risque qu'a pris un auteur belge, Constant BURNIAUX, engagé volontaire en 14, en écrivant ceci en préambule de son livre « Les désarmés »:

 

«  ...les pères ont le devoir d'empêcher leurs fils de s'entretuer. C'est devant les jeunes garçons surtout qu'il faut démasquer la guerre, parce que les plus belliqueux instincts sommeillent dans leur sang. La boue se cache au fond des eaux claires. Comme l'enfant, le ruisseau chante, mais il suffit parfois d'une forte pluie pour qu'il se trouble et sorte de son lit. Il faut prévoir la pluie. Et l'un des meilleurs moyens de montrer aux hommes à vivre en paix, n'est-il pas de ruiner la réputation de la guerre dans l'esprit des enfants ? »

 

 

 

Pour la FNC,

Le secrétaire

Pierre BEAUJEAN

 

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