La mythologie de la baïonnette
exprimée sur les
Monuments aux Morts.
La charge à la baïonnette, telle qu'elle est parfois racontée n'est qu'une légende. Le véritable corps à corps que cela impliquerait est extrêmement rare.
Mais il y a, dans le public, une véritable fascination pour l'arme blanche. Il faut ajouter aussi que, en FRANCE, en tout cas, lors de leurs permissions, les combattants, bien souvent, exploitaient cette fascination et entretenaient cette légende.
On a manifestement toujours à l'esprit la lutte chevaleresque du moyen-âge. Hélas, la guerre de 14-18 fut tout sauf cela.
Pour les combattants, lors des repos ou après la guerre, c'était plus valorisant que d'expliquer ce qu'ils avaient vraiment vécu. C'était peut-être aussi une façon d'épargner à leurs proches le récit des affres subies. Et aussi une façon d'exorciser ce qu'ils avaient parfois dû commettre.
Un officier français explique d'ailleurs:
" Le véritable corps à corps est extrêmement rare; celui des deux adversaires qui a le moins confiance se rend ou lâche pied quelques secondes avant le choc."
Quoi qu'il en soit, ce mythe s'est bien implanté à tel point que, très souvent, sur les monuments aux Morts, est représenté un combattant portant un fusil la plupart du temps muni de sa baïonnette.
En voici quelques exemples, en FRANCE et en BELGIQUE.
Au cimetière d'IXELLES

A MALINCOURT ( France)


LIGNIERES ( FRANCE )
A WANDRE

VERVIERS


QUIMPER
ROCLENGE-SUR-GEER
