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awans-memoire-et-vigilance.over-blog.com

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Site relatif au devoir de mémoire. Concerne la FNC, la FNAPG et la CNPPA pour AWANS, BIERSET. Concerne les combattants, les résistants, les prisonniers, la guerre, l'armistice, la libération. Reportages sur les commémorations, les Monuments aux Morts, la Fête Nationale. Discours 11 novembre, 21 juillet et autres.


BIOGRAPHIE DE MARCEL THIRY

Publié le 13 Mai 2018, 18:06pm

 

MARCEL THIRY: VOLONTAIRE DE 14-18, ECRIVAIN DE GUERRE, ANTI-REXISTE ET RESISTANT, HOMME POLITIQUE.

 

 MARCEL THIRY.

 

 

Né à Charleroi le 13 mars 1897

 

 

Décédé à Vaux-sous-Chèvremont le 05 septembre 1977

Poète, romancier, essayiste combattant-volontaire de 14-18, résistant de 40-45, militant wallon, homme politique belge.

 

 

Docteur en Droit de l'ULG, avocat en 1923. Abandonne le barreau en 1928.

Il eut, dans les années 30, une vision prophétique sur les événements qui se préparaient.

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Marcel THIRY est né à CHARLEROI le 13 mars 1897. Un an plus tard, la famille déménage à LIEGE où son père fait commerce de bois de mine. Il étudie à l'Athénée Royal de LIEGE où il rencontre Robert VIVIER. On ne sait pas grand chose sur ses années d'adolescence si ce n'est qu'il publie ses premiers vers dans Belgique-Athénée.

 

En mars 1915, le jour de ses dix-huit ans, sans avoir fini ses humanités, il passe la frontière des Pays-Bas pour rejoindre la Grande-Bretagne et s'engager dans l'armée belge. Il se porte volontaire pour le front russe à l'instar de son frère aîné. Il est affecté dans un groupe d'auto-canons. Cette unité aurait dû servir sur le front belge mais sera affectée au service de la Russie. En septembre 1915, 10 autos-canons et 300 hommes quittent Brest pour Arkhangelsk. Un autre liégeois célèbre a servi dans la même unité: Julien LAHAUT. Il s'enthousiasma pour la révolution russe de février 1917 mais sera beaucoup plus réservé pour celle d'octobre, contrairement à LAHAUT.

 

Ils vécurent une véritable odyssée, d'abord de la Russie vers la Galicie. Ils participent, en 1916, aux offensives menées par les Russes. Son frère est blessé à la tête et doit être trépané. Après la révolution, l'armée russe bat en retraite. Cette unité est rappelée. Le retour doit se faire par la Sibérie, la Mandchourie, le Pacifique, l'Amérique, l'Atlantique. Ils rentrent à Bordeaux en juin 1918. Un véritable tour du monde qu'il contera, en 1919, avec son frère Oscar, dans « Soldats belges à l'armée russe ». Il le réécrira en 1965, sous le titre « Le tour du monde en guerre des auto-canons belges ». Il fut démobilisé après la signature du Traité de Versailles en juin 1919.


 

Il décrit « sa » guerre d'une manière légère, sans glorification ou exaltation martiale, sans fascination pour la mort ou le sacrifice. Ce récit n'est pas dans la ligne des romans « anti-guerre » publiés après la 1° guerre tels ceux de BARBUSSE ou de DORGELES. Il met en évidence un certain « consentement » à la guerre, (il était d'ailleurs volontaire ). Il rappelle qu'à cette époque le patriotisme n'était pas un vain mot. Dans ses lettres à ses parents, il dit combien la guerre l'a rendu différent du jeune dandy liégeois d'avant-guerre. Ces lettres montrent aussi combien lui manquent ses parents et sa bonne ville de LIEGE.

La paix revenue, il s'inscrit à l’ULG, à la Faculté de Droit. Il publie son premier livre en 1919, un recueil de poésie, « Le Cœur et les sens », fortement influencé par le symbolisme. En 1923, il s'inscrit au barreau. Il a épousé entre-temps Marguerite KEMMA. Ils auront deux filles, Lise, future sénatrice, et Perrine. En 1928, son père meurt, il quitte le barreau pour reprendre ses affaires.

En 1924, il fait une entrée remarquée en poésie avec « Toi qui pâlis au nom de Vancouver », vers devenu célèbre au point de servir de titre, en 1975, à ses œuvres complètes. On lui doit aussi en 1925 « Plongeantes Proues », en 1927 « L'Enfant prodigue ». Il publie d'autres recueils, en 1936 « Marchands » où alternent poèmes et récits, et, en 1938, « La Mer de la Tranquillité ».

Après la seconde guerre, il poursuit son oeuvre littéraire dans des romans, récits, chroniques, nouvelles, tels « Échec au temps » (1945), «Âges » (1950), « Juste ou la Quête d'Hélène » (1953), « Usine à penser des choses tristes » (1957), « Comme si »(1959), « Les Nouvelles du Grand Possible », parmi lesquelles « Concerto pour Anne Queur » (1960), « Simul et autres cas » (1963), « Nondum jan non » (1966),« Vie-Poésie » (1961), Le Festin d'attente (1963), Le jardin fixe (1969), Saison cinq et quatre proses (1969), L'Ego des neiges (1972), Songes et spélonques (1973), « L'Encore » (1975). Dans ses nouvelles, il nous invite à revendiquer avec lui cette liberté fondamentale qu’est le droit à l’imaginaire.

Son oeuvre originale et prolifique lui vaut diverses reconnaissances, le Prix triennal de poésie en 1935 et l'élection à l'Académie, le 10 juin 1939. En raison de la guerre, il n'y entrera qu'en 1946. En 1964, il reçut le Prix quinquennal de littérature pour l'ensemble de sa carrière. En 1995, il a été choisi parmi les « Cent Wallons du siècle » par l'Institut Jules DESTREE.

Mais, c'est sur le plan politique qu'il se distingua par son militantisme wallon, né dans les années 30, notamment en réaction à la politique de neutralité soutenue par LEOPOLD III. Il collabore à « La Défense wallonne » et à « L'Action wallonne ». Dans « L’Action wallonne », il est dans les premiers à dénoncer les arrière-pensées de l’Allemagne hitlérienne et du nazisme. Il s’attaque au rexisme, à la politique de neutralité et prône une alliance avec la France.

Le 15 mai 1937, dans « L'Action wallonne », il répétait ses mises en garde:
"Rexistes larvés sur tous les bancs de la majorité, rexistes, plus ou moins larvés, dans tous les ministères, rexistes honteux à la tête de l'armée, où la thèse de la défense à la frontière n'est plus défendue que par une opposition dédaignée.., Le rexisme, en tant que maladie politique, triomphe. Car le rexisme, c'est essentiellement cet abandon des droits du Parlement à l'intérieur, des alliances française et anglaise à l'extérieur, Que cette politique-là marquée par le discours royal du mois d'octobre, par le voyage royal à Londres du mois d'avril, que cette politique-là soit menée par Rex ou par le roi, il ne faut pas être grand latiniste pour voir que c'est la même chose".

 

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