Cet article a été rédigé sur base d'un travail scolaire réalisé par le petit-fils de RAYMOND KLINKERS ( Mieux connu sous son nom de commerce: BURODA )
La base est donc une interview de Raymond par son petit-fils: LUCA INFANTINO.
Raymond KLINKERS est né le 17 juin 1925. Il n'avait donc que 15 ans lors de la déclaration de la guerre en mai 1940. Raymond n'a donc pas pu faire partie de l'armée belge pour la campagne des 18 jours: il était beaucoup trop jeune !

Raymond KLINKERS à 19 ans.
Plus tard, en prenant un peu d'âge, il a commencé à aider la résistance. En 1944, lors de la libération, il s'est présenté pour être engagé . Il a d'abord été refusé parce qu'il n'avait pas le poids minimum requis.
Usant d'un subterfuge ( une poignée de clous dans ses poches! ), il fut quand même engagé: il remplit les fonctions de sergent dans l'artillerie.
Raymond raconte aussi quelques anecdotes:
« On voyageait beaucoup. Le 24 décembre 1944, par -10°, j'étais de garde sur le pont à TAMISE, sur l'Escaut, près d'ANVERS. Je surveillais le pont, mitraillette au poing car on craignait le retour des parachutistes allemands pour récupérer le port d'ANVERS. »
« J'ai aussi participé à l'occupation de l'ALLEMAGNE, notamment à BONN »
« La pire période dans cette guerre a été un peu plus tôt lorsque, engagé volontaire à la Croix Rouge comme secouriste, je devais dégager les cadavres des bâtiments bombardés, les laver, les mettre en cercueil et les présenter à leur famille qui devait les reconnaître. »
« J'ai quand même connu des moments heureux: le 18 juin 1940 à l'appel du Général DE GAULLE et le 8 mai 1945 lors de la capitulation de l'ALLEMAGNE. »
« J'ai perdu des amis au combat. J'ai vu des morts. Un jour, mon ami attendait le tram, il a cédé sa place à une dame âgée. La bombe est tombée et il a été tué suite à sa serviabilité. »
« J'ai reçu 6 ou 7 médailles concernant la guerre, notamment la reconnaissance nationale du pays pour les services rendus durant la guerre, celle de volontaire de guerre, celle de l'occupation en ALLEMAGNE, une autre comme combattant britannique car j'étais dans une brigande britannique. »

Raymond KLINKERS aujourd'hui.

Un groupe d'écoliers près du monument au Colonel PIRON .

