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awans-memoire-et-vigilance.over-blog.com

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Site relatif au devoir de mémoire. Concerne la FNC, la FNAPG et la CNPPA pour AWANS, BIERSET. Concerne les combattants, les résistants, les prisonniers, la guerre, l'armistice, la libération. Reportages sur les commémorations, les Monuments aux Morts, la Fête Nationale. Discours 11 novembre, 21 juillet et autres.


40-45: La guerre fut aussi une guerre entre belges ( SUITE )

Publié le 12 Mai 2018, 17:07pm

 

5. La résistance.

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Dès octobre-novembre 1940, les premiers signes de résistance à l’occupant se manifestèrent. Les Allemands, malgré leur supériorité aérienne, avaient échoué en Angleterre et chacun se doutait que la guerre risquait de durer longtemps et

aussi qu'elle n’était pas perdue d’avance !

Très vite apparurent les résistants de terrain. Ceux-ci vont se répartir selon deux types : les « mouvements » et les « réseaux de renseignements et ’évasions ».  Parmi les réseaux de renseignements: le réseau "Clarence" et le "Service D"

La résistance n'était pas uniforme; On dénombre un grand nombre de groupements. C'est normal: en période de dictature et de répression, il est quasiment impossible d'avoir une opposition unitaire.

Au fil du temps, on assista quand même à des regroupements ou des fusions. Ainsi, l'"Armée Belge des Partisans" issue de la mouvance du Parti Communiste fusionnera en 1941 avec le "Front de l'Indépendance". Idem pour les "Milices Patriotiques" travaillant de concert avec l'"Armée Belge des Partisans". Cela pour la résistance dite " de gauche". Le Front de l'indépendance fut fondé en mars 1941 par le docteur  marteaux (du Parti Communiste), l'abbé André Bolland et Fernand DemanyDemany. Son but était de réunir les résistants de toutes opinions et tendances, toutefois le seul parti politique qui y adhéra formellement en bloc fut le Parti Communiste

Du côté de la mouvance démocrate-chrétienne, nous avons l'"Armée de la Libération" née fin 1940.

Autre grande organisation, face au "Front de l'Indépendance", on trouve l' "Armée Secrète", issue du regroupement de la "Légion belge" fondée en 1940 et de l'"Armée belge reconstituée". Ces deux mouvements de Résistance armées décidèrent de joindre leurs forces afin d'avoir plus d'efficacité, et prirent le nom unique de "Légion Belge" pour devenir en 1942 l'"Armée de Belgique"  puis "Armée secrète".

On peut encore citer le "Mouvement National Belge", le "Mouvement National Royaliste", le "Groupe NOLA", l'"Organisation militaire belge de la Résistance", très faible ( 3112 membres).Et d'autres organisations plus locales ou professionnelles. Le "Service D" compta énormément de postiers.

 

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Ecusson du Front de l'Indépendance.

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Ecusson de l'Armée Secrète.

7. Tous unis ?

Oui et non. Si l'objectif final était la lutte contre l'occupant et la libération du pays, l'unité d'action fut rare ou, en tout cas, difficile. On assista surtout à une répartition des tâches ou des zones de territoires. Ainsi, dans le Condroz, le Front de l'Indépendance était prépondérant sur la rive droite du Hoyoux et l'Armée secrète sur l'autre rive.

La division était inévitable, les motivations idéologiques et politiques étaient trop éloignées. Si on était d'accord sur l'objectif premier ( la Libération ), on navait pas la même vision du pays après la guerre. Que pouvait-il y avoir de commun entre le Front de l'Indépendance et le Mouvement National Royaliste ?

Quant à l'Armée secrète, c'était en fait le bras armé du Gouvernement en exil avec lequel d'autres n'étaient pas d'accord.

 

8. Et, après la Libération ?dafanch98_numl000047_2.jpg


 

A l'issue de la guerre, entre septembre 1944 et fin 1949, 405 000 dossiers furent ouverts pour faits de collaboration. De ce chiffre, on retira les 58 000 travailleurs volontaires.

70% des dossiers (228 000) furent classés sans suite; 15 % (59 500) débouchèrent sur un non-lieu; 14 % (57 000) entraînèrent des poursuites pénales.

Au final, 53 000 belges furent condamnés pour collaboration: 1247, condamnés à mort (et 1693 par contumace), mais 242 seulement furent exécutés (238 hommes et 4 femmes); 1 839 condamnés à la perpétuité (et 501 par contumace). Plus de 43 000 Belges perdent leurs droits civiques et politiques dans le cadre de l'épuration, tandis que des milliers d'ex-collaborateurs fuient en Allemagne, en France, en Espagne, en Afrique du Sud, en Amérique latine, aux USA...

 

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