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awans-memoire-et-vigilance.over-blog.com

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Site relatif au devoir de mémoire. Concerne la FNC, la FNAPG et la CNPPA pour AWANS, BIERSET. Concerne les combattants, les résistants, les prisonniers, la guerre, l'armistice, la libération. Reportages sur les commémorations, les Monuments aux Morts, la Fête Nationale. Discours 11 novembre, 21 juillet et autres.


31 juillet 1914: Mobilisation de l'Armée belge.

Publié le 19 Mai 2018, 19:12pm

 

31 juillet 1914: Mobilisation de l'Armée belge.

Le 31 juillet 1914: mobilisation de l'armée belge.

Le 31 juillet 1914, le Gouvernement belge, devant les menaces qui se précisaient décide la mobilisation générale.

L’armée belge disposait alors d’environ 200 000 hommes (troupes en campagne et garnison des forts). Ces 200000 hommes provenaient de 15 classes de milice.

Ce qui est tout-à-fait particulier et finalement très curieux, c'est que ces 15 classes de milice n'étaient pas constituées de façon identique. Elles étaient régies par trois lois de milice différentes:

- d'abord, jusqu'en 1909, par tirage au sort;

- depuis 1909, en raison d'un fils par famille;

- depuis 1913, en vertu du service militaire généralisé.

- et 18000 volontaires qui viendront s'ajouter jusqu'en septembre et aussi +/- 18    appelés de la levée de 1914.

P our la commune d'AWANS, on peut, sans grand risque d'erreur, dire que Valentin DENIS, Gilles JODOCY, Clément WARNANT, Lambert MACOURS, Joseph DETHIER, Joseph HANNON, Gustave LEMEER avaient fait leur service militaire en vertu du tirage au sort. 

Leur situation était particulièrement injuste. Elle avait été dénoncée depuis longtemps. 

Il faut y ajouter environ 45 000 gardes civiques. Mais la garde civique fut rapidement démobilisée pour éviter l'accusation d'être des francs-tireurs. Il faut dire aussi que, s'ils étaient plein de bravoure, ils ne disposaient pas d'une formation militaire.

En votant la loi de 1913, l'intention était d'augmenter le plus rapidement possible l'effectif disponible à 340.060 hommes. Ce chiffre sera loin d'être atteint en 1914 puisqu'il n'était que de 200000.

On décida que la mobilisation  se déroulerait en deux phases. La première consisterait à rappeler dans leurs garnisons les trois dernières classes en congé illimité. Cette mesure, qui n'était dirigée contre aucune grande puissance en particulier, ne pourrait justifier une réclamation diplomatique de leur part. La deuxième phase serait la mobilisation totale, avec rappel des quatre classes précédentes dans les dépôts et parcs divisionnaires, et de sept classes de l'armée de forteresse dans leurs places fortes d'Anvers, de Liège et de Namur.

Le 31 juillet et le 1°août, l'annonce de la mobilisation s’était rapidement répandue à travers le pays malgré l'absence de moyens de communications modernes ( radio...). Partout en Belgique, on avait sonné le tocsin pour l’annoncer à la population. Les premiers ordres de rejoindre avaient été remis en fin de soirée. Cela avait continué durant la nuit. Des dizaines de milliers de familles furent touchées et durent préparer le départ d'un mari, d'un père, d'un frère. On peut imaginer que les adieux furent souvent poignants.

 

 

 

Parmi ceux qui quittèrent ce jour-là leurs parents, leur femme, leurs enfants, beaucoup ne les revirent jamais…Nous les trouvons, inscrits par ordre alphabétique, sur nos monuments aux morts. 

 

 

On a souvent dit que la mobilisation se passa dans l'euphorie. C'est la propagande, surtout française, qui répandit cela..et ce fut repris chez nous. On trouve, par exemple, dans " Le Petit parisien ", ces mots, puisés dans un article:

"...A la gare du Nord, ce fut le même entrain, le même enthousiasme, qui présida aux nombreux départs de Parisiens rappelés dans leurs régiments à Arras, Amiens, Dunkerke,  Lille...

    Comme à la Gare de l'Est, les camarades de régiment qui se retrouvaient se sautaient au cou fraternellement puis décidèrent de faire route ensemble..."

Dans le journal "La Meuse " on signale quand même le cas d'un présumé suicide d'un soldat limbourgeois rappelé à Liège, qui avait pris le train en sens contraire, vers Hasselt, qui était descendu en cours de route et avait été retrouvé, sur les voies, écrasé par un train. sans doute quelqu'un qui était désespéré de devoir faire la guerre. 

Dans toute l'Europe, la mobilisation fut générale quasiment simultanément. C'était une première dans son histoire. 

Cela débuta, le 25 juillet, par  la Serbie. Ce sera le tour de la Russie le 30 juillet. De l’Autriche-Hongrie durant la nuit du 30 au 31 juillet. De l’Allemagne et de la France, le 1er août. Pour ces pays, c'était sous le régime du service militaire obligatoire.

 

 

Faisait exception, le Royaume-Unis où le service militaire n'existait pas. Le Royaume-Uni disposait d’une armée de métier. Ils durent faire appel à des centaines de milliers de volontaires. Avec un succès évident car à la fin de la guerre, l’armée britannique comptait près de 4 millions de combattants.

 

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